Les enfants de “Noragyux”

Les enfants de “Noragyux”

in LES ACTIONS REUSSIES AVEC SUCCES

Grâce à votre soutien, l’association “Terres d’ailleurs” a pu acheter 21 nouveaux lits pour les enfants handicapés du centre de rééducation de Noragyux.

Les photos de la mission sont disponibles en cliquant sur l’image ci-dessus.

Voici le récit de cette mission inoubliable :

Jeudi 21 Juin 2012

Le jour « J » est enfin arrivé. Je reçois un coup de fil en fin de matinée m’informant que les lits seront livrés dans l’après-midi ! Installé à la terrasse de l’Ani’s Plazza, je retrouve alors mon ami Philipe rencontré Mardi sur le tour du lac Sevan. Ce dernier s’installe à ma table et nous prenons quelques minutes pour discuter d’Erevan. En se levant pour partir, Philipe souhaite faire un don pour la mission pour les enfants et me tends alors un billet de 50 € ! Je ne sais plus quoi dire car je ne m’attendais pas à ce geste ici et  maintenant. Touché, je le remercie pour ce don et ce dernier me répète que c’est normal !

Philipe m’apprends que son avion pour Paris décolle demain matin très tôt. Nous sommes donc contraints de nous quitter ici mais j’espère très sincèrement que nos routes se recroiseront à nouveau.

Je m’empresse de payer la note et déjeuner sur le pouce, file acheter des gâteaux pour les enfants et sautent dans le premier taxi en direction de l’hôpital! Je veux à tout prix être sur place à l’arrivé du livreur pour pouvoir prendre en photo les lits et les matelas. Je devrai également contrôler que les produits correspondent bien à notre commande et sont de bonnes qualités.

Les chauffeurs de taxi d’Erevan sont plutôt du genre curieux et se révèlent être très sympathiques si ont fait l’effort de parler Arménien. Nous arrivons à bon port après 30 mn de courses dans une circulation dense. Je remercie « Garen » et m’empresse de rejoindre « Laura », la directrice de l’hôpital.

L’ayant prévenu ce matin de l’arrivée des nouveaux lits, cette dernière a déjà fait démonter les anciens ! Je retrouve donc deux chambres entièrement vidées et c’est une sensation étrange mais agréable qui s’empare de moi.

Un changement a lieu ici, un grand changement. Je me sens bien. Un sentiment de satisfaction et de joie mêlés à de l’excitation parcourent tout mon corps. Je reviens néanmoins rapidement à la réalité et m’empresse d’aider les livreurs à monter et assembler les douze lits. A quatre, nous mettons moins d’une heure à effectuer ce travail.

Les enfants, surtout les touts petits ne comprennent pas tout ce remue-ménage mais les mamans et les employés de l’hôpital sont fous de joie ! Aujourd’hui est un grand jour, un grand jour pour tout le monde ici !

J’ai à peine le temps de jouer  avec les enfants que je dois déjà partir avec les livreurs payer la facture pour les lits. Je donne donc RDV demain matin à tout ce joli petit monde. J’en profiterai pour ramener quelques biscuits pour ces petits anges et prendre de nouvelles photos des chambres.

Nous grimpons dans une camionnette défoncée vieille d’au moins 50 ans et prenons la route du dépôt. Je sens une sacrée pression sur moi car la totalité des dons, soit plus de 1000 €, est dans ma poche. Un tas de scénario plus tordus les uns que les autres défilent alors dans ma tête ! J’imagine une agression, au détour d’une des nombreuses ruelles que nous empruntons mais très vite, je me dis que tout se passera bien ! Après tout, je suis là pour une noble cause, une belle mission, alors je suis protégé et en effet, nous arrivons à bon port !

La facture acquittée, Valya, la gérante me remet un double afin que je puisse justifier des dépenses auprès des nombreuses personnes ayant fait un don à l’association.

De retour en taxi à Erevan, je m’empresse de retrouver Marta et sa famille pour leur faire part des dernières nouvelles ! Tout le monde est ravi que la mission se soit bien déroulée ! Je prends beaucoup de plaisir à raconter à mes proches le déroulement de cette après midi riche en émotion, et je peux lire dans leur yeux tout l’enthousiasme qui est également mien !

Vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous pour accéder à l’album photo de cette journée inoubliable :

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Vendredi 22 Juin 2012

Comme prévu la vieille, je retourne très tôt ce matin retrouver les merveilleux enfants auxquels je m’attache de plus en plus. Les biscuits distribués dans la bonne humeur, je retrouve Laura dans son bureau pour faire un point de la situation.

Avec mon amie Araz Artinian, Diana Muradova, et toutes les personnes nous ayant soutenue moralement et financièrement, nous avons contribué à ce que les touts petits soient enfin mieux pris en charge ! Il reste néanmoins 9 lits à changer et les murs à repeindre.

Nous espérons vivement faire ce changement dans le courant de l’année 2012.

Je retourne une dernière fois dans les chambres prendre quelques photos. Des touts petits sont allongés et dorment paisiblement dans les nouveaux lits. Comme hier après-midi, un sentiment de joie et de satisfaction traverse tout mon corps. Je prend le temps de vivre cette émotion dont j’avais tant besoin pour recharger les batteries.

Le personnel m’invite à prendre le café Arménien, que j’accepte volontiers. Dans la modeste salle réservée aux employés, une grande assiette remplie d’une dizaine d’abricot fraîchement cueilli occupe le centre de la table. Une des aides soignantes me propose gentiment de goûter à ce fruit, dont les locaux raffolent à cette période de l’année. Stupéfaction totale ! Je dois reconnaître que je n’ai jamais mangé d’aussi bons abricots de ma vie ! Un goût intensément sucré, une superbe couleur orangée et une chaire tendre… je comprends mieux l’engouement pour ce fruit !

Ce sont les derniers moments chaleureux que je partagerai avec ces personnes aux grands cœurs, avant mon retour en France prévu Mardi. Comme souvent, les « au revoir » s’éternisent et j’ai beaucoup de mal à partir. Je descends les marches accédant à la petite cour devant l’hôpital et me retourne une dernière fois. C’est dur, trop dur.

Je sens le chauffeur de taxi s’impatienter et je dois y aller ! Je saute dans la vielle voiture de conception Russe et claque la porte. Nous reprenons la direction du centre ville dans une circulation plus dense que jamais. Ma nostalgie gagnante est rapidement surmontée par l’enthousiasme du chauffeur à parler avec un Français, en Français qui plus est !

Ce dernier a habité 5 ans à Strasbourg et partage avec moi ces bons moments passés en Alsace. Nous faisons ainsi passer le temps en parlant de nos vies respectives.

Cliquez sur l’image ci -dessous pour accéder aux photos :

Les enfants, curieux et impatients

Mes amis, vous en saurez un peu plus très bientôt !

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